Uncategorized

Les chiens et les sans-abris, une relation de survie.

Une étude menée, par la sociologue américaine Leslie Irvine  sur les personnes sans abri, a démontré que l’accompagnement des chiens peut sauver la vie de ces dernières et les aider à maintenir le contrôle de leur vie face aux difficultés.

 

   

    On a tous déjà vu, au moins une fois, des hommes, des femmes et des enfants errants, avec ou sans destination précise, accompagnés d’un chien ou de plusieurs. Chacun d’entre eux a son histoire qui a fait que son refuge soit la rue. Ces derniers se mettent à la recherche de nourritures pendant que l’un renifle la corbeille, l’autre recherche des restes de déchets pouvant rassasier leur faim ainsi qu’à celle de leur maître. Une relation de partage et de sacrifice naissante dans une société impuissante et insolidaire.

Amour et fidélité, les ingrédients de leur relation.

 

 

    Les personnes sans-abri partagent le peu qu’elles ont avec leurs animaux de compagnie, un amour inconditionnel paraît-il, qui les unit avec leurs animaux domestiques formant ainsi une famille soudée. Ensemble ils partagent également la chaleur étouffante des journées d’été et les nuits glaciales de l’hiver, sans oublier les tempêtes impitoyables détruisant et balayant leurs affaires et ne laissant derrières elles que des âmes détruites et abattues.

   Connues par leur fidélité envers l’Homme, ces créatures canines expriment leur amour et loyauté malgré les conditions de vie de leur maître. Comme le rapporte Leslie Irvine, professeur de sociologie à l’Université du Colorado à Boulder, spécialisée dans les relations homme-animal, nous faisant part de son expérience où elle a interrogé des sans-abri à San Francisco et au Colorado qui fréquentent des cliniques vétérinaires de quartier. Les dits de cette sociologue sont très vibrants dans l’article : “Animals as Life changers and Life savers : Pets in the Redemption Narratives of Homeless People”.

Une thérapie mentale invraisemblable…

 

 

    Certains sans-abri interrogés par Lesli Irvine, déclarent que leur animal les aident à mieux se contrôler face à leurs addictions. Comme l’histoire de Tommy et son chien Monty, adopté après sa sortie de prison l’aide à rester sobre. Et Donna attribue sa sobriété  à sa chienne Athena, qu’elle a nommé, les larmes aux yeux «l’amour de ma vie ». Mieux encore, la sociologue a rencontré Trish en Décembre à Boulder, qui accorde à son chien Pixel la reconnaissance, parce qu’il l’a empêché de mettre fin à sa vie.

    Elle ajoute que son chien « n’aime pas l’odeur de l’alcool » ce qui l’a poussé à maintenir sa sobriété. Dans le même article et pour conclure, la sociologue nous informe que les animaux domestiques poussent leurs maîtres à se sentir responsables, ce qui les incitent à mieux se contrôler face à des addictions, et les aident aussi à changer leurs vies.

   Un vrai lien de survie mutuel devient aussi un lien social peut être l’unique avec la vie, qui est sans pitié, autrement dit notre monde réel.

Article par:Sanaa Dounane.

Etudiante à ILCS, filière: traduction et interprétation. 

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *